Le partage de l’Information ou, mieux,

le partage des connaissances  ( Knowledge Management )


Si l’information est plus que jamais le sang qui irrigue l’entreprise et tous ses organes, pour que ce sang circule, il faut que le cœur qui le propulse soit performant. Et, surtout, il est indispensable que ce sang parvienne au cerveau qui transformera les informations en décisions et en actions.

En amont du sang, il y a des cellules qui donneront naissance aux globules ; ces éléments primaires sont les données dont dispose l’entreprise ; elles sont encore loin du cerveau.

Une métaphore n’est qu’une métaphore, mais elle illustre bien le chemin à parcourir pour les données éparses de l’entreprise jusqu’aux acteurs qui doivent prendre les décisions.

(ndlr : le cerveau ne représente pas seulement la direction générale de l’entreprise mais tous les lieux où des décisions sont prises).

Le risque de thrombose, d’excès de cholestérol  ou de tension artérielle existe : l’excès de données peut noyer l’information et rendre malade le décisionnaire.

Il faut distinguer les données brutes et éparses (en vrac) et les informations construites à partir de données qui ont été agrégées et formatées.

Au 21ème siècle, les données existent ; la difficulté est parfois de les trouver, que ce soit sur Internet, au sein de l’entreprise, ou tout simplement dans ses archives personnelles. Mais, au delà de l’accès aux données, il s’agit le plus souvent de transformer ces données en informations utiles à la prise de décisions et qui soient accessibles par tous ceux à qui elles peuvent servir, quel que soit leur niveau hiérarchique, et sous une forme suffisamment claire.

La rétention du savoir est une seconde nature pour certains cadres et trop souvent un moyen de verrouiller son poste … L’expérience a montré que cette seconde nature pouvait évoluer dans le sens du partage car le partage est profitable à tous.

Si partager n’est pas forcément naturel pour l’humain, il n’en reste pas moins que changer de comportement est possible à condition d’attaquer le problème au bon endroit en démontrant l’intérêt du partage et en expliquant comment le pratiquer.

Les collaborateurs de l’entreprise accepteront de bon cœur de partager l’information dont ils disposent s’ils sont convaincus que cela sert leur intérêt, en même temps que celui de l’entreprise.

Cet effort implique seulement 10% de technologie et 90% de psychologie et de comportement.

ETUDORCA vous aidera à mettre en œuvre ce processus.


 Daniel Haumont, le 18 mars 2001