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Grâce aux récentes
découvertes scientifiques, de nouveaux espaces de la connaissance
sur cette fonction essentielle sont possibles.
Pour les responsables de
ressources humaines, ces nouveaux apports ouvrent des perspectives
d’amélioration des compétences et permettent de repenser les
apprentissages.
De la plus élémentaire
des actions professionnelles aux processus les plus avancés, les
utilisations de la mémoire ( ou des mémoires pour être plus précis )
sont nombreuses. Les acteurs qui "accompagnent le changement"
doivent intégrer de nouveaux programmes pour développer ce que nous
appelons la mémoire dynamique.
En effet, dans la vie
professionnelle et personnelle, nous sollicitons constamment notre
mémoire. Elle représente un atout extraordinaire pour apprendre
comme pour agir.
Les dernières avancées
en neurosciences servent à comprendre le rôle du cerveau et son
fonctionnement dans toutes nos actions quotidiennes. Formidable
occasion d’en tirer des enseignements pratiques pour que chacun
puisse améliorer au mieux son potentiel.
La mémoire est un fait
psychique complexe, mettant en jeu à la fois le psychisme
élémentaire (sensibilité et traces laissées dans le tissu nerveux
par les sensations), l’activité cérébrale supérieure (création de
nouvelles connexions nerveuses par répétition) et le système de
concepts ou de raisonnement. Il y a donc plusieurs niveaux de
mémoire : la mémoire "habitude", la mémoire "programmante"
qui donne des conditionnements (habiletés sensori-motrices, telles
que faire du vélo, et habiletés cognitives, comme la maîtrise des
tables de multiplications…)
Un conditionnement,
c’est l’automatisation progressive d’un acte ou d’une pensée au
terme d’une série d’événements identiques. Il s’agit d’une fonction
"automatique" qui permet par exemple de dévaler l’escalier sans
penser où l’on pose ses pieds !
Pour accomplir
pleinement son rôle, le conditionnement empêche l’accès à la pensée.
Pour protéger la grande fiabilité exécutive d’un conditionnement, la
nature a prévu de le protéger contre le raisonnement.
Cette mémoire
"automatique" qui est dépendante des incitations de l’environnement
présent est sensible aux interférences. Principalement inconsciente
on aura tout intérêt, par une gamme d’exercices, à favoriser l’éveil
sensoriel et diminuer le surmenage...
Si l’on recherche une
conduite favorisant des comportements et des réponses adaptées à des
situations nouvelles et inconnues, il y a tout intérêt à ce que la
personne devienne plus consciente de ses mécanismes mentaux afin
d’opérer une bascule entre un "Mode Mental Automatique" et
un "Mode Mental Intelligent".
Pour mieux s’approprier
les informations, pour que les choses prennent sens il faut :
apprendre à maintenir son attention, analyser ses blocages
comportementaux, améliorer le raisonnement logique, développer ses
capacités d’apprentissages, pratiquer des techniques de
perfectionnement, stimuler son imagination.
Concrètement pourquoi
faut-il développer sa mémoire ? La liste suivante, non exhaustive,
apporte un éclairage pour répondre à cette question :
-
Besoin d’être plus
attentif
-
Retenir ce qu’on vient
de lire
-
Réfléchir avant d’agir
-
Ordonner et organiser
les informations
-
Mieux rédiger
-
Mémoriser pour un
compte rendu
-
Passer un concours
-
Rationaliser ses
efforts (apprentissage d’une langue étrangère)
-
Stimuler les capacités
d’apprentissage
-
Besoin de retrouver
confiance en soi
-
Découverte sur soi et
ouverture
-
Anticiper sur
l’amélioration des processus
-
Utiliser des
stratégies appropriées pour développer sa réactivité
-
Envie de communiquer
et de collaborer
-
Accroître l’autonomie
face aux situations nouvelles
-
Dynamiser le potentiel
intellectuel
-
Développer
l’adaptabilité des personnes
Le programme que nous
avons conçu, à partir de nouvelles données cognitives et
comportementales, est construit autour :
-
d’un diagnostic
initial qui mesure les aptitudes mnésiques,
-
d’un parcours de prise
de conscience permettant une amélioration de la consciencisation
de son mode de fonctionnement,
-
d’une acquisition de
clefs de déblocage pour développer les aptitudes comportementales
adéquates,
-
d’ une évaluation des
acquis pouvant déboucher sur un accompagnement individuel pour
consolider les apports.
Ainsi, le principe d’une
perte progressive des aptitudes de notre cerveau à mémoriser n’est
pas inéluctable, et à contrario, les résultats constatés et mesurés
révèlent parfois un développement des capacités de mémorisation.
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